Des culs gelés au Canada

L’agence gouvernementale nous avait prévenus : « le froid qui vient de l’Arctique provoque des températures très dangereuses au Canada. Le vent glacial augmente le risque de gelures et d’hypothermie ».

                                

On s’est alors dit « Parfait, allons faire de la glace ! »

 

Les joies du froid

 

Nous avons vu le thermomètre descendre à – 30°, pendant que nous étions dans la voiture en doudoune, enveloppés d’épais duvets en essayant de se dire qu’on allait devoir sortir.

 

Au départ de la voie, toucher le métal de son piolet sans gants provoquait une sensation de brûlure et il était impossible de mettre ses crampons sans réchauffer trois fois nos mains dans des moufles d’expé. Tant que tu grimpes tu te sens plutôt bien, mais au bout de 15 min pendu à ton relais, tu ne rigoles plus du tout.  

 

Tu remarques alors à quelle vitesse le froid te pénètre. Tu commences à danser, bouger et faire des mouvements très étranges. C’est alors que le jeu mental commence. « Pourquoi je fais ce sport ? Pourquoi je ne joue pas au golf ou aux échecs ? Pourquoi ne pas rester au lit toute la journée ? Qu’est-ce que je fais là ?! ».

 

Les grimpeurs sont vraiment étranges.

 

Mais allez savoir pourquoi, le soir mon sac BLUE ICE est déjà prêt pour la prochaine aventure.

 

L’aventure n’est pas toujours là où on l’attend

 

Il faut croire qu’une journée « normale » à se geler le c.. ne nous avait pas satisfaits. Alors nous sommes allés dans le secteur Ghost, l’un des endroits les plus isolés où je sois jamais allé. Pas de réseau, pas de civilisation, pas de route goudronnée. Beaucoup de rivières à traverser et des rafales de vent à subir avec notre voiture de location.

 

Nous cherchions la vraie, la grande expérience. Nous l’avons eue. Pour la grimpe, tout s’est passé comme prévu. Le soleil était même de la partie et c’était presque plaisant pendant un moment. Le seul truc que nous n’avions pas anticipé, c’était le vent, qui soufflait en grosses rafales pendant notre marche de retour. Déneiger la voiture au complet et faire la trace manuellement 10 ou 15 fois était bien plus exténuant que la grimpe.

 

 

 

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Philip Pichlbauer

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