Comment faire son sac ?

Comment faire son sac ?

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Le sac du guide fait souvent des envieux : petit, profilé, il a fière allure et paraît tout léger. Comment s’y prendre pour obtenir le même résultat ?

En dehors des considérations esthétiques, il y a un vrai intérêt dans le fait d’avoir un sac « bien fait ». Plus petit, il est moins encombrant et adapté à toutes les situations. Plus compact, son poids est homogène et le portage s’en trouve amélioré.

Beaucoup de guides se débrouillent pour faire rentrer dans un sac de 26 litres ce que la plupart font rentrer dans un sac de 35 litres. Ce n’est pas un hasard…

Martin Elias et son Dragonfly 18


Pour autant le sac n’est pas forcément léger car il y a tout ce qu’il faut à l’intérieur : le matériel technique, des vêtements supplémentaires (doudoune légère par exemple), nourriture, boisson, mais aussi matériel de secours (radio et pharmacie) et petit matériel supplémentaire (gants, peaux…) en cas d’oublis des compagnons.

Quel sac choisir et comment le remplir pour arriver au même résultat ?


Voici quelques conseils qui pourraient vous être utiles :


1/. Ne pas choisir un sac trop volumineux en pensant « qui peut le plus peut le moins ». Cet adage n’est pas faux, mais le poids sera bien différent et les sangles de compression ne suffisent pas à donner une forme adaptée au sac. Un sac de 55 litres par exemple pour une course technique ou à la journée va se coincer, être gênant et mal équilibré… L’énorme ceinture qui l’agrémente la plupart du temps ne sera d’aucune utilité et gênante. On aura du mal à y trouver rapidement ce que l’on cherche.


2/. Répartir la charge : un fond de sac léger (la doudoune de secours et les vêtements de rechange), du « lourd » juste au-dessus : trousse de réparation, crampons, ferraille pour grimper, thermos… Au-dessus et autour, du volumineux léger : vêtements, gants, peaux du fond de sac et le long du dos.


3/. Organiser son matériel :

Je devrais être capable de trouver quelque chose dans mon sac les yeux fermés ou le faire trouver rapidement par quelqu’un d’autre.


D’une manière générale, limiter l’utilisation des poches multiples : c’est le meilleur moyen de chercher l’indispensable pendant des heures…

Ne pas trop accrocher d’accessoires sur l’extérieur, en dehors des rangements prévus pour cela. Rien de pire qu’une gourde ou un casque qui ballotent sans arrêt.


4/. Utiliser tous les espaces. En tassant et coinçant les différentes choses on en fait rentrer beaucoup plus. On restera vigilant sur le confort en évitant de mettre des objets durs (thermos, crampons) au contact direct du dos.


5/. Supprimer l’inutile : éviter par exemple d’emporter l’emballage des barres énergétiques ou le tube entier de crème solaire, format familial…

Helias Millerioux avec un White Tiger 28 dans la face nord des Courtes ©Alex Pittin


Un exemple pratique pour une sortie de ski de rando à la journée :


Sac White Tiger 28L :


Dans le fond: une micro-doudoune de secours ou supplémentaire en cas de grand froid (mon conseil perso : doudoune « Azal » de Triple Zéro), deux barres énergétiques en cas de fringale), le tout emballé dans un grand sac plastique (sac poubelle).


Juste au-dessus : corde enkitée dans un petit sac dédié + éventuellement une paire de crampons si la course le justifie. Selon l’utilisation probable ou non de la corde et des crampons ceux-ci devront être disposés sur le haut du sac.


Au centre : nourriture et boissson (thermos).


Contre le dos du sac : pharmacie et radio


En haut : peaux et couteaux accessibles facilement


Dans la poche de secours : pelle et sonde uniquement.


Dans une poche séparée (rabat frontal) kit de réparation + piles de rechange ou batterie + lampe frontale.

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