Travailler chez BLUE ICE ? Épique !

  • Ce qui est vraiment sympa chez BLUE ICE, c’est que quand nos équipes Américaine et Européenne se retrouvent pour le boulot, ça se termine inévitablement par des sorties épiques en montagne. La preuve avec le témoignage de Leanne Thomson et Branden Michelkamp, suite à leur première visite à Chamonix.

    Échanger sur nos cultures alpines


    En octobre dernier nous avons eu la possibilité de visiter le siège de BLUE ICE à Chamonix. C’était la première fois pour tous les deux que nous venions en France. Notre but était de rencontrer l’équipe Européenne, de collaborer sur les projets existants, et de grimper ! Ce que nous avons préféré, c’est échanger nos points de vue entre équipes. Nous avons vite appris qu’il existe quelques différences entre les marchés Américain et Européen, en particulier dans le domaine de la montagne.



    Une nuit à l’aiguille du Midi


    Durant notre séjour nous avons eu la chance d’aller grimper du côté du Triangle du Tacul avec Manu, Maxime et Clem. Pendant cette journée nous avons pu en apprendre davantage sur les techniques et l’histoire de l’alpinisme dans les Alpes. Une des différences majeures que nous avons relevées concerne la façon dont les gens apprennent l’alpinisme. Aux États-Unis, c’est très courant d’apprendre la montagne avec votre mentor ou des amis en qui vous avez confiance. En France, il n’est pas rare d’engager un guide pour qu’il vous forme, puis de le garder au fur et à mesure de votre progression. L’accès aux montagnes est aussi différent. C’était incroyable pour nous de nous retrouver propulsés, grâce au téléphérique de l’Aiguille du Midi, à 3 842 m en moins de 30 minutes. Il n’existe pas d’équivalence aux États-Unis. Une fois en haut de l’Aiguille du Midi, nous nous sommes retrouvés dans un univers alpin féerique. Ni Branden ni moi n’avions beaucoup d’expérience du terrain glacier, mais nous avons fait confiance à nos collègues (dont deux sont guides de montagne) et nous avons passé une journée incroyable. Pour couronner le tout, nous avons manqué la dernière benne et avons passé la nuit à l’Aiguille ! Le lendemain matin, après un magnifique couché de soleil là-haut, nous avons pris la première benne et avons attaqué le travail un peu plus tard que prévu.



    Grimper en chaussons… sous la neige


    Nos journées de travail à Chamonix étaient assez similaires que celles que nous vivons à Salt Lake City. Après le boulot, nous allions grimper à la salle d’escalade ou nous retrouvions avec l’équipe pour dîner ensemble. Nos weekends ont aussi été bien chargés, avec en particulier une journée de grimpe mémorable au barrage d’Emosson. Même si le temps était loin d’être idéal ce jour-là, nous avions décidé d’aller grimper une grande voie. Au début les conditions étaient bonnes, mais la météo s’est rapidement détériorée, tournant à la tempête de neige et de grêle, alors que nous entamions une longueur en 6b ! Mais plutôt que de faire demi-tour, nous avons pris la décision de pousser jusqu’au sommet, et nous avons bien rigolé. C’est pendant cette ascension que nous avons réalisé à quel point nos collègues Français étaient des grimpeurs aussi tenaces et passionnés que nous. Après cette journée mémorable, nous sommes allés nous réchauffer en allant manger et boire quelques bières dans un bar. Comme quoi, que ce soit aux États- unis ou en France, la meilleure façon de terminer une journée en montagne entre amis, c’est toujours autour d’une bière.

    Après deux semaines en France, nos collègues étaient devenus nos amis et aussi nos compagnons de cordée. Nous avons beaucoup appris de la culture Française ainsi que de l’histoire alpine ici. Maintenant de retour aux États-Unis nous continuons de plus belle notre étroite collaboration, en accueillant à notre tour Aude, Maxime et Manu dans nos bureaux à Salt Lake City

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