Les piolets BLUE ICE: un savoir faire local

  • A l’image d’autres produits de la gamme BLUE ICE comme les sacs Warthog ou le harnais Choucas, les piolets Bluebird sont le fruit d’une élaboration longue et minutieuse.



    Savoir allier la tradition à la modernité


    Produire un modèle de piolet fut rapidement une évidence pour Blue Ice, tant cet outil symbolise l’alpinisme dans sa tradition comme sa modernité. Nous avions à cœur de créer un piolet à la fois simple, efficace et fiable, en somme un piolet pour « tout » faire en montagne. Un indispensable, qui garde son cachet et sa symbolique, tout en proposant une haute technicité.

    Cette volonté d’allier sobriété et modernisme nous a poussé à concevoir un manche en aluminium anodisé de qualité aéronautique,associé à une tête forgée en Suisse. L’assemblage des différents éléments est fait par nos soins dans nos locaux de la vallée de Chamonix.

    L'homme derrière l'affûtage de nos piolets : un coutelier 

    Au sein de cette chaîne de fabrication locale, toutes les lames de nos piolets passent entre les mains expertes de Sylvain Parent, artisan forgeron et spécialiste en coutellerie. C’est lui qui en assure la finition, le polissage et l’affûtage. Basé dans une bâtisse à flanc de montagne au cœur du Pays du Mont-Blanc, il nous ouvre les portes de son atelier et nous fait découvrir son univers.

    Sylvain Parent, artisan forgeron et spécialiste en coutellerie

    Rencontre avec l’un des acteurs clés grâce auxquels le piolet Bluebird est ce qu’il est : unique.

     

    Comment s’est faite la rencontre entre Blue Ice et toi ?

    Un ami, passionné de couteaux comme moi, m’a mis en contact avec Giovanni Rossi qui cherchait quelqu’un pour assurer la finition des lames de piolets. Je réalise régulièrement des travaux de ferronnerie, de rebattage[1] d’outils et de forge pour des particuliers ou de petites entreprises. Le courant est tout de suite passé entre nous : une recherche de la qualité et d’un travail minutieux pour le rendu final sur les lames. Nous travaillons en étroite collaboration, avec des échanges réguliers sur nos besoins respectifs.

     

    Quels travaux réalises-tu exactement ?

    Je reçois les têtes brutes de forge. Ensuite, je reprends l’ensemble des angles de la pièce, je corrige les éventuels défauts et j’apporte un affûtage le plus soigné possible, même s’il ne s’agit pas de couteaux…

     

    Combien de temps de travail cela représente-t-il exactement ?

    Je réalise une dizaine d’opérations en tout, dont chacune me prend environ deux minutes. Mais cela reste difficilement quantifiable. Il y a toujours des petits « flashes[2] » sur les pièces et pour que tout soit bien aligné, il faut reprendre d’un côté, de l’autre, retrouver une parfaite symétrie. Je reprends souvent les défauts de l’usinage avant la trempe.

    Il y a eu un dégrossissage de part et d’autre de la lame, un ébarbage[3], puis un premier affûtage et un dégrossissage des dents : mais c’est à ce niveau qu’il peut y avoir des défauts de trempe car ce travail est effectué à main levée et il n’y a pas de gabarit…

     

    Quelles sont les différentes étapes ?

    Bien que la forge soit très soignée, elle apporte systématiquement une asymétrie qu’il faut corriger.

    Je reprends d’abord les flancs de la tête, je les polis jusqu’au grain final.

    Ensuite j’affûte les angles : les dents, le chanfrein et la pointe.

    Suivant l’état de la pièce, je passe d’un grain de 80, 120 et 240 en essayant d’éviter les problèmes de rayures. Donc parfois je finis ce travail au papier de verre.

    Il faut que ce soit à la fois efficace et esthétique.

     

    Qu’est-ce qui est spécifique sur une lame de piolet ?

    Il faut s’adapter, avoir un coup de main. Chaque usinage est différent. La coutellerie m’aide sur ces points.

    Tout se fait à main levée et je dois chercher une symétrie, un angle…

    Même si l’alpiniste ne voit pas les petites imperfections d’une lame, sa légère asymétrie, je m’applique à la corriger pour que le résultat soit optimum, pour un ancrage parfait en glace.



    Un résultat qui en vaut la peine 

    En parcourant l’outillage de ses deux ateliers, on comprend vite que ce travail est affaire de passion autant que de technique : bancs de polissage, étaux, outils multiples et parfaitement organisés…

    Sylvain nous emmène enfin découvrir son atelier de forge traditionnelle où il forme des passionnés de toutes origines depuis les bases jusqu’au « Damas ». Entre forge à charbon, marteau pilon et enclume, on touche du doigt le cœur de sa passion. Intarissable sur l’histoire de la maitrise du fer et de l’acier, un art dont les Merovingiens furent les maitres bien avant les Japonais, il dévoile quelques pièces de sa fabrication. Des chefs-d’œuvre qui en disent long sur son savoir-faire et sur notre fierté de travailler avec lui.

    Découvrez le résultat : 



    [1]Remise en « forme » d’outils

    [2]Petite marque ou défaut

    [3] Débarrasser la pièce des partiesexcédantes et superflues

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